Le week-end 1 et 2 novembre j'étais, ainsi que "ça passe", à Hyères pour une régate majeure.
Je commence par le résumé pour ceux qui ne veulent pas tout lire :
Une vraie tuerie, des pures sensations malgré un résultat à oublier, un vent énorme une super ambiance des opénistes super sympas tout ça dans un univers que de voileux.
VENDREDI
J'arrive à la gare à 6h42 où j'y trouve mon grand père qui m'emmène directement à Hyères, je repère les lieux et quelques minutes plus tard mon oncle arrive avec son camping-car et le bateau. On mate et on va s'occuper des licences car Michel mon oncle n'en a pas et s'en fait faire une. Moi la mienne arrive par fax car mon père l'a gardée sur lui. Ensuite on finit la paperasse par l'inscription très bien organisée On a même le droit à un t-shirt chacun, un sac à dos étanche et une superbe pochette type chemise cartonnée mais en toile à voile.
Une fois cela terminé on finit de gréer l'Open. On met à l'eau sous un grain terrible qui m'empêche de bien tenir le bateau. Il tape pendant que Michel va garer la remorque mais sans gravité. Dès que le grain est passé on part en direction du lieu de départ des régates.
Mais là, la manille qui raccorde la grand voile à la bôme se barre! On répare ça avec plusieurs bouts mais cela donne à la voile un creux important irrattrapable qui nous empêche de bien remonter au vent.
Mais nous prenons quand même le départ. Le parcours est de type Banane ou Aller-Retour mais à cause de notre avarie et de notre inexpérience nous terminons dernier de chaque manche. Mais au large, sous spi, la vitesse est incroyable et nous nous éclatons à tirer des bords pour rejoindre la bouée sous le vent.
Une fois les manches finies nous rentrons au port assistons à la cérémonie d'ouverture et direction camping car pour rattraper le manque de sommeil du au trajet de la veille
SAMEDI
On se réveille en douceur vers 9h00 et on finit de se préparer pour partir vers 11h00, on arrive en retard au départ qui est donné à 11H05, finalement on embraye la course avec un peu de retard. Je ne vais pas m'attarder sur le déroulement des manches parce qu'on a encore fini dernier au deux manches.
Mais je peux vous raconter les conditions de navigation : vent de force 4-5, creux de 1m. Au près, ces conditions rendent la navigation assez sportive mais aussi très intéressante au portant le bateau devient une machine de puissance. Nous avons du mal à tenir le bateau et au début nous faisons beaucoup de départ au lof ( le bateau se couche). Quand on arrive à le garder à plat c'est incroyable, tout en puissance, l'open part à pleine vitesse au planning et au surf. Au bout de deux manches, après avoir couché le bateau un bon nombre de fois et être tombé à l'eau suite à un empannage douteux, on rentre au port à cause, en plus de la fatigue, d'une écoute coincée sous le bateau.
Pour résumer cette navigation je dirais que dans la brise l'open est une bombe et il me tarde de le maîtriser pour réussir à faire des grands bords de largue à pleine vitesse. La journée a encore été malgré le résultat un énorme plaisir avec des super sensations.
Le soir on dîne avec tous les participants de l'événement dans une grande salle juste devant le port. C'est l'occasion de discuter avec les autres propriétaires d'open tous très sympas. Pendant le diner qui est offert par l'organisation de la régate, il y a un groupe de jazz manouche avec des morceaux de guitare excellents. Ensuite un autre groupe enchaine qui, selon eux, jouent du « métal acoustique »; en réalité ils reprennent des chansons des Wriggles ou d'Oledaf en y mettant des cris, un ukulélé et une contrebassine : un drôle d'instrument fait maison avec une bassine qui sert de caisse de résonance, un mat qui remplacerait le manche d'une guitare et une corde. Ils mettent une super ambiance dans la salle ou la bière coule à flot. La soirée se termine très bien et pas trop tard. Bravo au bénévoles et au COYCH pour l'organisation tout au long des trois jours.
DIMANCHE
Vent force 7, mer en vrac, toutes les courses sont annulées. Emmener le bateau à la cale pour le sortir de l'eau est impossible tout seul ou même à deux mais les organisateurs sont là avec leurs semi rigides pour nous tirer jusqu'à la cale. On voit la super ambiance qui règne dans la série; une bonne partie des « Opénistes » est là. Les 5 ou 6 qui ont une combi sont dans l'eau pour réceptionner les open qui arrivent et les positionner sur la remorque; les autres tirent la remorque hors de l'eau avec un bout ce qui permet de gagner de la place et du temps car on ne se sert pas des voitures. Bien sûr tout le monde aide tout le monde, peu importe à qui appartient le navire. Démâter devient un peu plus délicat que d'habitude mais là encore on s'entraide et des anciens nous donnent pleins de conseils.
La cérémonie de remise des titres se passe à l'image du reste du week-end dans la bonne humeur et la convivialité
Cette journée n'est pas une journée de nav mais elle est tout aussi exaltante par les conditions météorologiques et l'ambiance de solidarité.

